Dans la filiation du séminaire dirigé par Frédérique Lerbet-Séréni, professeure en sciences de l’éducation à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour de 2000 à 2023, l’association GREFED (Groupe de REcherche sur la Formation etl’ÉDucation) vous invite à partager une journée d’étude centrée sur le thème de l’éducation et de la recherche au cœur de la Cité. Les conférences, tables rondes et échanges en séance plénière seront un temps de réflexion et de partage ouvert à toutes et tous, dans le prolongement de la dynamique que Frédérique Lerbet-Séréni a impulsée. La journée se déclinera sur les traces que son œuvre a laissées dans les mémoires et les travaux des étudiants et des collègues, élus ou citoyens qu’elle a encadrés ou côtoyés au fil de sa carrière.
De 2008 à 2013, Frédérique Lerbet-Séréni a été adjointe à l’éducation de la ville de Pau, période pendant laquelleson expérience de chercheure s’estfrottée à celle de l’action politique. Ses recherches, ses interventions et ses publications, depuis sa thèse jusqu’à son dernier ouvrage qui sera présenté lors de cette journée, témoignent d’enjeux et d’engagements incarnés, expérientiels, imaginaires – relevant de logiques paradoxales.
=> Le Vendredi 23 Octobre Médiathèque de Pau
Le LJ félicite Myriam pour sa future communication dans cette journée d’étude !
Dans le champ de la formation professionnelle, les politiques de professionnalisation ont un impact sur les objectifs et dispositifs de formation, ainsi que sur l’ensemble des acteurs du système. La recherche présentée dans cet article interroge le travail et les fonctions des formateurs de terrain, acteurs centraux de la formation en alternance, sous l’angle des composantes du concept de métier (savoirs spécifiques, identité de métier, finalité du métier et régulation sociale). Au travers de cette entrée spécifique, nous étudions comment ces professionnels s’adaptent et évoluent dans un contexte qui les soumet à des attentes fortes et parfois paradoxales. Notre démarche s’inscrit dans le champ de la formation professionnelle en Suisse, où la voie duale est majoritairement choisie par les jeunes en formation. En faisant dialoguer l’analyse comparative de deux cas de formateurs avec les résultats actuels de la recherche, notre travail met au jour des indices d’un déplacement des pratiques et de la dynamique identitaire vers un nouveau métier de formateur de terrain qui semble se dessiner.
Université de Limoges, 20 avril 2026, Revue Trajectoires humaines transcontinentales (TraHS)
Dans le cadre de mes travaux de recherche en didactique des langues au sein du laboratoire EFTS, je présenterai une communication intitulée Exploring Metacognitive Awareness among Pre-service Language Teachers: Implications for Reflective Professional Practice lors d’un colloque international.
Cette communication s’intéresse au rôle de la conscience métacognitive dans la formation des futurs enseignants de langues. Elle met en évidence la manière dont la capacité à planifier, superviser et évaluer ses propres apprentissages contribue au développement d’une pratique professionnelle réflexive. En s’appuyant sur les apports de la recherche en didactique des langues et en sciences de l’éducation, cette réflexion souligne l’importance d’intégrer la métacognition dans les dispositifs de formation initiale afin d’accompagner les futurs enseignants dans la construction de leurs compétences pédagogiques.
Cette participation constitue une opportunité d’échanger avec des chercheurs internationaux autour des enjeux de la formation des enseignants et de partager des pistes de réflexion sur le développement de pratiques d’enseignement plus conscientes, réflexives et efficaces.
Colloque international sur la formation à l’enseignement des langues étrangères (IFELE 2026)
Thème: Innovations dans la formation à l’enseignement des langues étrangères aujourd’hui et demain : enjeux, défis et perspectives.
Date : 25 et 26 septembre 2026
Lieu : Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca,Roumanie
Autrice : Laura Barizza – laura.barizza@univ-tlse2.fr
Depuis le début de mon parcours de recherche, je travaille en collaboration avec la Fédération des Maisons des Jeunes et de la Culture d’Occitanie.
En mai 2025, cette dynamique s’est formalisée autour d’un travail collectif consacré aux droits culturels. Ensemble, nous avons engagé un processus de réflexion partagé, mêlant apports scientifiques, expériences de terrain et débats collectifs.
Aujourd’hui, cette collaboration se concrétise par deux écrits. D’une part, une contribution individuelle au Livre blanc des associations conventionnées toulousaines, publié en février 2026. Pendant plusieurs mois, un collectif de 10 associations socioculturelles conventionnées avec la Mairie de Toulouse s’est engagé dans la rédaction d’un Livre blanc, destiné aux candidat·es des prochaines élections municipales. Ma contribution qui apporte un éclairage issu de mes travaux de recherche, autour du rôle des MJC dans la valorisation des droits culturels.
D’autre part, nous sommes en train de finaliser un texte d’expression collective consacré aux droits culturels des MJC, fruit d’un travail partagé et d’une élaboration commune, qui serait un texte de référence pour la fédération des MJC d’Occitanie.
Je me réjouis d’avoir pu contribuer à tisser ce lien entre sciences et société, en inscrivant mes recherches dans un dialogue direct avec les acteur·rices de terrain.
Auteur : Samuel Philippon – philipponsamuel@gmail.com
La 19ème édition des Journées Internationales de Sociologie du Travail est co-organisée par l’Université Complutense de Madrid et le Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques (Clersé) de l’Université de Lille.
J’aurai l’occasion de présenter l’avancée de mes travaux de recherche.
Mon objet de travail qui touche aux trajectoires de socialisation professionnelle dans le champ de l’économie informelle, à savoir le deal en vente postée (Mohammed, 2022), de jeunes « sans qualification » trouve sa place dans différents axes du colloque. L’axe 1. Inégalités et fragmentations du travail et de l’emploi et l’axe 4 du colloque : Chaînes Globales de Valeur : Organisations, Désorganisations et Réorganisations du Travail (dans toutes ses formes), intégrent les questions touchant aux « types de trajectoires allant des parcours linéaires dans des secteurs stables aux cheminements plus chaotiques et précaires dans des domaines fortement segmentés » mais aussi à « l’essor d’économies populaires et de subsistance, à côté mais jamais très loin des économies formelles ».
La 19ème édition des Journées Internationales de Sociologie du Travail, Madrid (Espagne) les 7, 8, 9 et 10 juillet 2026.
Auteur : Jean Frédéric Vefour – jean-frederic.vefour@univ-tlse2.fr
L’orientation scolaire et professionnelle est souvent présentée comme une question de choix individuel. Pourtant, dans les faits, les parcours d’orientation révèlent des inégalités persistantes. Pourquoi certains jeunes parviennent-ils à agir concrètement sur leur trajectoire alors que d’autres semblent rester bloqués dans l’indécision ou l’autocensure ?
Dans un article récemment déposé sur HAL, je propose un cadre théorique pour analyser ces mécanismes à partir de l’articulation de trois approches majeures de la recherche en orientation.
La première concerne les compétences à s’orienter, qui renvoient aux ressources psychosociales mobilisées par les individus pour réfléchir à leur avenir, explorer des possibilités et prendre des décisions. La seconde s’appuie sur l’approche par les capabilités, qui invite à considérer les libertés réelles offertes par l’environnement social, scolaire et économique pour transformer ces ressources en choix effectifs. Enfin, les travaux sur les représentations sociales montrent que les décisions d’orientation sont aussi filtrées par des croyances collectives et des normes implicites qui définissent ce qui apparaît comme possible ou légitime.
L’apport principal de cet article est de proposer un modèle intégratif articulant ces trois dimensions. Leur interaction permet de mieux comprendre les mécanismes par lesquels se construisent – ou se reproduisent – les inégalités dans les parcours d’orientation.
Au cœur de ce modèle se trouve un processus souvent négligé dans les analyses : la volition, c’est-à-dire la capacité à transformer une intention en action concrète. Posséder des compétences ou bénéficier d’opportunités ne suffit pas toujours à enclencher l’action. La volition agit comme un moteur qui permet d’activer les ressources disponibles, de saisir les opportunités offertes par l’environnement et de négocier avec les représentations sociales qui peuvent freiner ou encourager l’engagement.
Cette perspective conduit à concevoir l’orientation comme un continuum entre deux postures : celle d’un individu « orienté état », défini par ses attributs et soumis aux déterminismes, et celle d’un individu « orienté action », capable d’agir sur son parcours.En articulant compétences, capabilités, représentations sociales et volition, ce modèle ouvre des pistes pour repenser l’accompagnement à l’orientation. Il invite notamment à développer des pratiques à la fois capacitaires, visant à élargir les libertés réelles des individus, et réflexives, cherchant à interroger les représentations qui structurent les choix et peuvent limiter les possibles.
Vefour, J.-F. (2026). Triangulation et intégration : capabilités, compétences à s’orienter et représentations sociales pour penser les inégalités. Preprint HAL.
Le numérique peut-il permettre une meilleure rencontre dans le cadre de la classe ? Voilà la question à laquelle notre présentation a tenté de répondre lors du colloque « L’autre dans le miroir » organisé sur deux jours par l’ICT Toulouse et Bordeaux, les 04 et 05 mars dernier. Lors de ce premier jour étaient proposés des ateliers autour d’outils de la rencontre, une conférence d’Amal Khaleefa autour du média de la bande dessinée et des présentations autour des outils numériques
L’écoute musicale en classe comme dans la sphère privée est dépendante des outils numériques pour être diffusée puis transmise. De plus, l’évolution massive et rapide des supports et outils d’écoute a modifié durablement le rapport des personnes, des professeurs et des élèves à la musique, et à la musique de l’autre (Aubert, 2001). Les tensions induites par l’usage de ces outils : ouverture culturelle vs algorithme, ressources supplémentaires vs foisonnement (pour les professeurs) et enfin culture juvénile vs culture scolaire interculturelle (pour les élèves), étaient le premier axe de notre présentation. Puis nous avons proposé un second temps de réflexion autour de la mise en place de notre protocole de recherche avec l’utilisation de trois outils numériques au service d’une meilleure compréhension de la musique de l’autre : outil de sondage qui permet de faire émerger les émotions des auditeurs et d’en faire un feedback, un outil pour individualiser l’écoute et un outil pour comprendre le phénomène sonore.
Cette journée a été riche d’échanges et de rencontres et semble être le point de départ de réflexions communes.
Autrice : Clara Salesses – clara.salesses@univ-tlse2.fr
Résumé : Les unités d’enseignement externalisées (UEE) sont des dispositifs de scolarisation « hybrides » offrant une scolarité adaptée aux enfants en situation de handicap. Ils s’inscrivent dans la volonté du gouvernement français de promouvoir une scolarité plus inclusive. Le cadre prescriptif joue un rôle déterminant dans ces dispositifs de scolarisation inclusive et influence leurs mises en œuvre. Cet article se propose d’analyser ce processus à travers l’angle de l’appropriation des acteurs.
Salesses, C. (2025). L’inclusion entre prescription et appropriation : La scolarisation des enfants et adolescents accompagnés au sein des Unités d’Enseignement Externalisées. Éducation et socialisation, 78.
Le mardi 19 mai 2026, nous aurons le plaisir de participer à l’édition 2026 de Pint of Science, festival international de vulgarisation, de diffusion et de valorisation scientifique.
Toutes deux en première année de thèse, nous partageons un même goût pour les espaces où science et société se rencontrent, et nos travaux, centrés sur les questions éducatives, s’y prêtent particulièrement. En effet, ces moments d’échange, riches en partage, nourrissent profondément nos réflexions de jeunes chercheuses.
Cette soirée sera cependant une première pour nous : l’opportunité de croiser nos regards sur une problématique commune et de questionner ensemble, à l’appui de nos approches distinctes, la place de chaque élève dans le système scolaire. Entre inclusion et exclusion, l’École offre-t-elle vraiment une place pour toutes et tous ?
Au programme : une exploration des phénomènes d’exclusion scolaire, qu’ils soient internes (pratiques punitives, discriminations) ou systémiques (modes de scolarisation en marge, inégalités structurelles). Nous interrogerons aussi les enjeux inclusifs contemporains liés à la prise en compte de la diversité des élèves, à travers le vécu des élèves eux-mêmes, mais aussi des professionnel·les qui les accompagnent et leur enseignent au quotidien.
Cette soirée sera donc l’occasion de laisser place aux regards croisés et aux échanges spontanés avec le public.
Alors, rendez-vous le mardi 19 mai 2026 à l’Eurêkafé pour en discuter tous et toutes ensemble !
Festival Pint of Science, à l’Eurêkafé (5 Impasse Colombette, 31100 Toulouse), le mardi 19 mai 2026 vers 19h (horaire à préciser).
Mars 2024. Je reçois un mail de umr-efts qui relaie un message de la MSHS-T. Un mot clé attire mon attention : « émotions ». Le public à qui est destiné le séminaire ? « Jeunes chercheurs et doctorants ». Plus précisément, le message indique : la recherche en SHS avec et sur les émotions : quels concepts et quelles méthodologies ?
Ça ne semble pas parler de musique… pas grave. Tant pis si je ne suis pas dans mon domaine de spécialité. Un séminaire qui traite d’un sujet qui m’intéresse depuis déjà quatre ans et qui va encore m’occuper deux voire trois ans de thèse, on ne se pose pas de question, on s’inscrit !
Première session : un nouveau monde s’ouvre. Je n’avais jusque là que la vision de la psychologie du développement à propos des émotions. La sociologie ? La politique ? L’histoire ? Tout ce petit monde se réunit et parle du même objet. Et de façon assez différente de ce que j’avais entendu jusque-là. À chaque séminaire, il y a deux présentations. Pour chaque personne intervenante, on prend 1h30 pour la communication et les questions/réponses. Je prends des notes, je pose des questions. Je reviens à la session 2, puis à la 3, puis, oh ! c’est à mon tour de communiquer.
3 septembre 2024. Je présente une com’ sur le thème de l’éducation aux émotions et par les émotions. Je continue à assister aux séminaires toute l’année, puis l’année suivante. J’ai maintenant rejoint le comité d’organisation et participe à la réflexion et la programmation des séminaires.
La recherche sur et avec les émotions est vive et enthousiasmante. Elle met à jour les épistémologies sous-jacentes (universalisme ou constructivisme) les définitions (objets psychophysiologiques, objets de catégorisation ou signes performateurs) les objets de recherche (émotion-action, ou l’inverse ou les deux en même temps) les méthodologies (mesure ou interprétation), etc.
Nous parlons de mobilisations citoyennes, d’attachement au lieu, de marqueurs linguistiques, de caméras thermiques, de musique, de Platon, de Durkheim, de Dewey, d’animaux, de mémoire… Bref, de quoi en avoir pour tout le monde.
La saison 2025 finie, le bureau réfléchit à la programmation 2026 : un ouvrage ? un numéro thématique ? un colloque ? une V3 du séminaire dans sa forme actuelle ?
Et les émotions du chercheur alors ?
Lieu de rencontre : Plateforme OVALIE (UT2J) ou en visio (modalité hybride) Organisateur : CERTOP (financé par la MSHS-T)
Co-écrit avec Ana Dias-Chiaruttini, cet article est publié dans la revue Tréma.
L’émergence de la spécialité humanités, littérature et philosophie reconfigure l’enseignement de la philosophie en classe de première, mais aussi l’articulation avec la discipline des lettres au lycée. Dans ce contexte d’élargissement des marges disciplinaires, au croisement des deux disciplines, la lecture peut donner lieu à des pratiques scolaires absorbant des pratiques extrascolaires et se reconfigurer. L’article s’intéresse à deux expérimentations de lecture dansée et de lecture à voix haute menées avec des partenaires artistiques pour éclairer la mise en scène de soi comme un phénomène d’apprentissage et de reconfiguration disciplinaire, et mettre ainsi en évidence la prise en compte des contextes dans l’enseignement et l’apprentissage de l’oral.
Revue Tréma, revue internationale en sciences de l’éducation et didactique volume64/2025: L’enseignement / apprentissage de l’oral en contextes : clarifications et perspectives
Auteur: Samuel Phillipon – samuel.philippon@gmail.com
L’institut du travail Erasme offre la possibilité à de jeunes chercheurs de visibiliser leur activité de recherche en direction du travail social. Sur un temps dédié, je présenterai l’avancée de mes travaux ou un point particulier de ma recherche – toujours dans le champ élargi des préoccupations du secteur : publics, nouveaux paradigmes, questions émergentes, innovations etc… – auprès des travailleurs sociaux diplômés ou en formation en vue de favoriser leur réflexivité par le croisement théorie/ pratique. Il s’agit d’une passerelle entre la recherche académique et le travail social, les Soirs de la recherche ont pour vocation de faire dialoguer scientifiques, apprenants et acteurs de terrain
Ma communication s’intitulera : “La place du deal dans les trajectoires de socialisation professionnelle des jeunes des classes populaires.”
Les formations professionnalisantes, en particulier dans les métiers adressés à autrui (enseignement, soins ou travail social par exemple), se déploient aujourd’hui majoritairement au travers de dispositifs dits en alternance, amenant l’étudiant·e à suivre un parcours oscillant entre espace de travail et institution académique.
Bien que la finalité de former un·e futur·e professionnel·le puisse faire consensus pour l’ensemble des actrices et acteurs de la formation, l’étudiant·e, dont le parcours est singulier, est amené à fréquenter des univers et des formatrices et formateurs dont les normes, projets et cultures peuvent varierpassablement, entrer en tension, voire générer des controverses ou des contradictions.
Il s’agit alors pour les différents formatrices et formateurs impliqués d’accompagner l’étudiant·e dans la gestion de ces informations afin qu’il ou elle puisse, dans la construction de sa propre voie et donc de son identité professionnelle, les confronter à ses représentations, savoirs et normes afin de les transformer en savoirs professionnels.
Dans un tel contexte, comment l’ensemble des acteurs peuvent-ils et elles se situer ? Quels sont les dilemmes qu’ils et elles rencontrent et sur quoi peuvent-ils et elles s’appuyer pour les arbitrer ? Existe-t-il des pratiques évaluatives permettant de véritablement servir le développement des compétences des stagiaires sans attiser les tensions présentes ?
Ce symposium, organisé par Paul-André Garessus (doctorant EFTS, thème 3) et Mélanie Crausaz (HEP-VD, Suisse) dans le cadre du 37ème colloque de l’ADMEE-Europe, réunit des chercheur·e·s issus de France, de Suisse et du Québec autour des enjeux de l’évaluation de la pratique professionnelle dans des dispositifs de formation en alternance.
Cinq communications viseront à mettre en discussion des recherches traitant de ces questions afin d’éclairer sous plusieurs angles les rôles, outils, postures et enjeux des différentes catégories d’acteurs de l’accompagnement et l’évaluation en stage pratique dans les formations initiales à l’enseignement.
Ce symposium est organisé dans le cadre du 37ème colloque de l’ADMEE-Europe consacré à « Apprendre à (s)’évaluer : quels paradigmes et quels leviers pour soutenir la formation dans une perspective de professionnalisation des métiers ? » qui se tient du 7 au 9 janvier 2026 à Bienne en Suisse.
Le 2 octobre 2025, aux côtés de Jeanne Gente et d’autres doctorantes et doctorants de disciplines différentes, j’ai eu le plaisir de m’essayer à un tout nouvel exercice : l’événement « Les chercheur·e·s passent le grand oral », organisé au Muséum de Toulouse dans le cadre de la Nuit des Chercheur·e·s.
L’exercice : présenter mes travaux de recherche à un jury composé d’une cinquantaine de lycéennes et lycéens, en un temps limité, sans jargon, et avec l’objectif de rendre la science accessible, vivante et ancrée dans le réel. Un petit moment de nostalgie de mes années lycée.
Un défi stimulant, à mi-chemin entre la vulgarisation scientifique et la mise en récit personnelle : comment parler de participation, de gouvernance et de transformation institutionnelle à des jeunes qui découvrent l’univers de la recherche ? Comment susciter la curiosité sans perdre la rigueur ?
C’est dans cette tension, entre simplifier sans appauvrir et raconter sans déformer, que j’ai trouvé tout le sens de l’exercice. En cherchant à traduire mes travaux sur la participation au sein des institutions sociales et médico-sociales, j’ai dû revenir à l’essentiel : pourquoi cette recherche, pour qui et avec qui ?
Préparer ce temps m’a rappelé combien la médiation scientifique rejoint la démarche même de la recherche participative que je défends : créer des espaces de rencontre, faire circuler la parole, accepter la co-construction du sens. Sortir du cadre académique, c’est aussi se rendre disponible à l’imprévu, à la surprise des questions, à la diversité des regards, surtout lorsqu’ils sont empreints de curiosité et de sincérité, comme ceux d’un public jeune qui interroge sans filtre.
En définitive, ce « grand oral » fut moins un examen qu’un moment de partage, un pas de plus vers une recherche qui parle, s’écoute et se vit.
Le Laboratoire Junior félicite Léa pour son dynamisme dans la transmission de ces travaux à un large public !
Auteur : Jean Frédéric Véfour – jean.frederic.vefour@gmail.com
Le 26 septembre dernier, j’ai participé à la Nuit européenne des chercheur·es organisée à l’Université de La Réunion (IAE de Saint-Denis). J’y présentais mes travaux de thèse en sciences de l’éducation lors d’une animation de type speed-searching, un format dynamique où chaque chercheur dispose de dix minutes pour échanger avec le public autour d’un objet de recherche.
Mon intervention proposait un petit jeu : à partir de nuages de mots issus de publications sur les réseaux sociaux, les participants devaient deviner mon domaine de recherche. De fil en aiguille, la discussion a porté sur les discours autour de l’orientation scolaire, révélant des représentations sociales contrastées selon qu’elles émanent d’enseignants, de parents ou d’élèves.
Ces échanges m’ont permis d’aborder une notion centrale de ma thèse : les zones muettes des représentations professionnelles, c’est-à-dire les non-dits et les tensions que les professeurs principaux éprouvent lorsqu’ils accompagnent leurs élèves dans leurs choix d’orientation. Par exemple, face à l’injonction institutionnelle de saisir des vœux sur Parcoursup, certains enseignants ressentent un décalage entre la temporalité administrative et celle de la maturation du projet d’un élève.
Pour illustrer cette tension, j’ai utilisé la métaphore de la boussole perturbée par un aimant : quand des forces extérieures s’exercent, les repères se troublent. Le professeur principal doit alors trouver son équilibre entre l’écoute, la bienveillance et la contrainte du cadre.
Les échanges avec le public – enseignants, parents, étudiants – ont confirmé l’intérêt d’une telle approche participative : vulgariser la recherche en éducation, c’est aussi créer un espace de dialogue où les expériences professionnelles et les représentations sociales se rencontrent. Cette soirée a été pour moi un moment précieux de partage et de réflexivité sur la portée sociale de la recherche.
Le labo junior EFTS félicite Jean-frédéric pour sa participation à la nuit européenne des chercheur·es !