📣 À venir : Diffusion de la recherche – Inclusion, exclusion : qui a sa place à l’École ? – Festival Pint of Science, 2026

Autrices : Charlène Carrera et Léna Redon – charlene.carrera@univ-tlse2.fr ; lena.redon@univ-tlse2.fr 

Le mardi 19 mai 2026, nous aurons le plaisir de participer à l’édition 2026 de Pint of Science, festival international de vulgarisation, de diffusion et de valorisation scientifique.

Toutes deux en première année de thèse, nous partageons un même goût pour les espaces où science et société se rencontrent, et nos travaux, centrés sur les questions éducatives, s’y prêtent particulièrement. En effet, ces moments d’échange, riches en partage, nourrissent profondément nos réflexions de jeunes chercheuses.

Cette soirée sera cependant une première pour nous : l’opportunité de croiser nos regards sur une problématique commune et de questionner ensemble, à l’appui de nos approches distinctes, la place de chaque élève dans le système scolaire. Entre inclusion et exclusion, l’École offre-t-elle vraiment une place pour toutes et tous ?

Pint of Science FR

Au programme : une exploration des phénomènes d’exclusion scolaire, qu’ils soient internes (pratiques punitives, discriminations) ou systémiques (modes de scolarisation en marge, inégalités structurelles). Nous interrogerons aussi les enjeux inclusifs contemporains liés à la prise en compte de la diversité des élèves, à travers le vécu des élèves eux-mêmes, mais aussi des professionnel·les qui les accompagnent et leur enseignent au quotidien.

Cette soirée sera donc l’occasion de laisser place aux regards croisés et aux échanges spontanés avec le public.

Alors, rendez-vous le mardi 19 mai 2026 à l’Eurêkafé pour en discuter tous et toutes ensemble !

Festival Pint of Science, à l’Eurêkafé (5 Impasse Colombette, 31100 Toulouse), le mardi 19 mai 2026 vers 19h (horaire à préciser).

Le programme complet du festival dans son édition toulousaine : https://pintofscience.fr/events/toulouse/

La Labo Junior EFTS souhaite bon courage à Léna et Charlène pour cette animation et les félicite pour leur dynamisme de diffusion scientifique !

📣 Diffusion de la recherche – Les chercheur·e·s passent le grand oral : une rencontre vivante entre recherche et société

Autrice : Léa GNÄDIG – leagnadig@hotmail.com

Le 2 octobre 2025, aux côtés de Jeanne Gente et d’autres doctorantes et doctorants de disciplines différentes, j’ai eu le plaisir de m’essayer à un tout nouvel exercice : l’événement « Les chercheur·e·s passent le grand oral », organisé au Muséum de Toulouse dans le cadre de la Nuit des Chercheur·e·s. 

L’exercice : présenter mes travaux de recherche à un jury composé d’une cinquantaine de lycéennes et lycéens, en un temps limité, sans jargon, et avec l’objectif de rendre la science accessible, vivante et ancrée dans le réel. Un petit moment de nostalgie de mes années lycée. 

Un défi stimulant, à mi-chemin entre la vulgarisation scientifique et la mise en récit personnelle : comment parler de participation, de gouvernance et de transformation institutionnelle à des jeunes qui découvrent l’univers de la recherche ? Comment susciter la curiosité sans perdre la rigueur ? 

C’est dans cette tension, entre simplifier sans appauvrir et raconter sans déformer, que j’ai trouvé tout le sens de l’exercice. En cherchant à traduire mes travaux sur la participation au sein des institutions sociales et médico-sociales, j’ai dû revenir à l’essentiel : pourquoi cette recherche, pour qui et avec qui ? 

Préparer ce temps m’a rappelé combien la médiation scientifique rejoint la démarche même de la recherche participative que je défends : créer des espaces de rencontre, faire circuler la parole, accepter la co-construction du sens. Sortir du cadre académique, c’est aussi se rendre disponible à l’imprévu, à la surprise des questions, à la diversité des regards, surtout lorsqu’ils sont empreints de curiosité et de sincérité, comme ceux d’un public jeune qui interroge sans filtre. 

En définitive, ce « grand oral » fut moins un examen qu’un moment de partage, un pas de plus vers une recherche qui parle, s’écoute et se vit.

Le Laboratoire Junior félicite Léa pour son dynamisme dans la transmission de ces travaux à un large public !

📣 Diffusion de la recherche – Quand la boussole s’affole : dialogue avec le public sur les zones muettes des représentations professionnelles de l’orientation scolaire

Auteur : Jean Frédéric Véfour – jean.frederic.vefour@gmail.com

Le 26 septembre dernier, j’ai participé à la Nuit européenne des chercheur·es organisée à l’Université de La Réunion (IAE de Saint-Denis). J’y présentais mes travaux de thèse en sciences de l’éducation lors d’une animation de type speed-searching, un format dynamique où chaque chercheur dispose de dix minutes pour échanger avec le public autour d’un objet de recherche.

Mon intervention proposait un petit jeu : à partir de nuages de mots issus de publications sur les réseaux sociaux, les participants devaient deviner mon domaine de recherche. De fil en aiguille, la discussion a porté sur les discours autour de l’orientation scolaire, révélant des représentations sociales contrastées selon qu’elles émanent d’enseignants, de parents ou d’élèves.

Ces échanges m’ont permis d’aborder une notion centrale de ma thèse : les zones muettes des représentations professionnelles, c’est-à-dire les non-dits et les tensions que les professeurs principaux éprouvent lorsqu’ils accompagnent leurs élèves dans leurs choix d’orientation. Par exemple, face à l’injonction institutionnelle de saisir des vœux sur Parcoursup, certains enseignants ressentent un décalage entre la temporalité administrative et celle de la maturation du projet d’un élève.

Pour illustrer cette tension, j’ai utilisé la métaphore de la boussole perturbée par un aimant : quand des forces extérieures s’exercent, les repères se troublent. Le professeur principal doit alors trouver son équilibre entre l’écoute, la bienveillance et la contrainte du cadre.

Les échanges avec le public – enseignants, parents, étudiants – ont confirmé l’intérêt d’une telle approche participative : vulgariser la recherche en éducation, c’est aussi créer un espace de dialogue où les expériences professionnelles et les représentations sociales se rencontrent. Cette soirée a été pour moi un moment précieux de partage et de réflexivité sur la portée sociale de la recherche.

Le labo junior EFTS félicite Jean-frédéric pour sa participation à la nuit européenne des chercheur·es !